Fédération Européenne des Cités Napoléonienne

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Les Maisons des Bonaparte. Paris, 1795-1804 Architecture, histoire sociale et histoire du goût

Avant la proclamation de l'Empire, Napoléon Bonaparte, héros des campagnes d'Italie et d'Egypte, et sa famille vont acquérir à titre privé des demeures parmi les plus originales et les plus élégantes qu'aient pu concevoir les architectes de leur temps.

La plupart sont situées à Paris dans le quartier situé à l'est de la Chaussée d'Antin (ou rue du Mont-Blanc). Bonaparte n'y vit pas d'un bon œil son oncle Fesch s'y installer, car « ce quartier de danseuses et de petits maîtres ne convenait pas à la demeure d'un prêtre . En effet , ce quartier à la mode avait été investi à la fin du XVIIIème siècle par de grands seigneurs (Orléans, Montmorency), des fermiers généraux (La Popelinière, mécène de Rameau) et des danseuses (La Guimard, la Dervieux,) faisant de leurs demeures « les enfants naturels de l'affairisme et de la galanterie » (Jean-Marie Pérouse de Montclos). Pourtant, l'image de jeunesse, de vie, d'élégance et d'innovation du quartier fit que toute la tribu Bonaparte s'en rapprochait ...

Tout se passe comme si les Bonaparte avaient recherché dans un quartier nouveau, des maisons construites par les meilleurs architectes des deux decennies précédentes, et qui réunissaient un goût néoclassique affirmé, mais aussi une grande invention dans la distribution et le décor. Ces demeures, en outre, étaient très agréables à vivre par la place qu ‘elles laissaient aux jardins ou aux bains par exemple. En cela, leur goût s'accorde avec les partis retenus par l'extraordinaire architecte « révolutionnaire » Claude-Nicolas Ledoux (1736-1806) et ses contemporains : Alexandre-Théodore Brongniart (1739-1813) ou François-Joseph Bélanger (1744-1818).

Certaines de ces résidences ont disparu, d'autres existent encore...