Fédération Européenne des Cités Napoléonienne

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Valence

À mi-chemin entre Lyon et Avignon, Valence, l'ancienne Valentia romaine, occupe un site privilégié de trois terrasses alluviales étagées à l'est du Rhône. Des côtes pittoresques permettent de relier la basse ville à la première terrasse où s'est installée la ville dès l'antiquité.

Sa longue histoire et sa position-carrefour expliquent les influences culturelles multiples qui ont façonné son identité.

La cité reste enserrée dans ses remparts jusqu'au XIXe siècle mais malgré ce repli, son sort est lié au Rhône, axe commercial fructueux. La création d'une université en 1452 participe à son essor. De nombreux hôtels particuliers fleurissent alors dont la Maison des Têtes est un des fleurons. Les guerres de religion freinent le développement de la ville à la fin du XVIe siècle, mais très vite la ville confirme ses fonctions religieuses, administratives, judiciaires et militaires. À la fin du XIXe siècle, Valence entre dans la modernité en se libérant de ses remparts par la création des boulevards.

 

 

La cathédrale Saint-Apollinaire,, de style roman, le Pendentif, monument funéraire du XVIe siècle, la Maison des Têtes, un hôtel particulier mi-gothique mi-Renaissance, le kiosque Peynet, célèbre pour ses Amoureux, le parc Jouvet, typique de la Belle Époque, ou encore les Châteaux d'eau de Philolaos, érigés au début des années 70, figurent parmi ses sites et édifices les plus emblématiques.

Riche également d'un patrimoine naturel écologique unique en France avec ses 16 kilomètres de canaux à ciel ouvert au cœur de la ville, ses parcs urbains aménagés, la ville offre une incontestable qualité de vie. 

Point stratégique de la vallée du Rhône, depuis sa création, Valence n'a cessé d'être une place militaire. Elle devient une ville de garnison au XVIIIe siècle avec la construction de casernes, l'installation d'une école et d'un régiment d'artillerie. 

 

 

Le plus célèbre des officiers à y résider est bien sûr Napoléon Bonaparte. Nommé lieutenant en second, le jeune corse vient d'avoir 16 ans lorsqu'il arrive à Valence en novembre 1785 pour apprendre son métier d'officier. Dix mois plus tard, il quittera la ville pour y revenir en 1791 pour un deuxième séjour.
Ses goûts personnels et ses maigres ressources l'entraînant vers la lecture et l'étude en solitaire des sciences abstraites, le futur empereur passera pratiquement inaperçu pour la société valentinoise lors de ce premier séjour. Mais il laisse une excellente impression à ses professeurs qui le jugent capable d'aller très loin...
De retour à Valence en 1791, Napoléon Bonaparte inaugure sa vie politique. Inscrit à la société des Amis de la Constitution, il en devient rapidement le secrétaire et affirme ses idées républicaines qui s'accordent avec son tempérament. Il quitte Valence le 29 août 1791 pour gravir les échelons militaires et politiques qui l'amèneront au destin que l'on connaît.
Au cours de ses séjours valentinois, Napoléon Bonaparte rencontre et se lie d'amitié avec Jean-Pierre Bachasson, comte de Montalivet, qui deviendra maire de Valence de 1795 à 1797. Bonaparte devenu empereur, se souviendra de lui et en fera son ministre de l'Intérieur de 1810 à 1814.
Enregistrée en préfecture depuis 1968, l'association Bonaparte à Valence,
forte de 250 adhérents, travaille depuis quarante ans à la réhabilitation de la mémoire du futur empereur. À son actif : expositions, conférences, reconstitutions historiques, parcours thématiques. La mise en place en septembre dernier d'une statue du jeune lieutenant Bonaparte sur les boulevards rénovés de Valence rappelle aux valentinois et aux visiteurs le lien qui unit Valence à cette personnalité hors du commun.

Association Bonaparte à Valence
36, rue Édouard Branly - 26000 VALENCE
Fon: +33-(0)9 62 14 96 56
bonaparte-a-valence@orange.fr