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Corfou

Corfou : une île à l'entrée de l'Adriatique, un pont reliant l'Europe occidentale au Levant


Corfou, une île riche en histoire, définie comme étant l’île des Phéaciens décrits par Homère dans les odes de l'Odyssée, l'île de Nausicaa, la belle princesse qui a enchanté Ulysse.

Sa présence à l'entrée de la mer Adriatique l’ont destiné a former au cours des siècles une pomme de discorde entre les grandes puissances. Cette île a conservé son identité hellénique malgré les divers raids subis le long des siècles et son occupation par des forces étrangères (Angevins, Vénitiens, Français républicains, Russes, Français impériaux et Anglais). La ville de Corfou s'est également opposée à deux sièges ottomans (en 1537 et en 1716), qui cherchaient à contrôler l'entrée de l'Adriatique et, à partir de là, avancer et occuper des territoires en Europe occidentale. En 1864, Corfou, ainsi que toutes les Îles Ioniennes, a été rattaché au Royaume de Grèce et fait depuis partie du territoire de la Grèce.

La présence française à Corfou aux 18e et 19e siècles


Au 18e et au 9e siècle, Corfou est passée à deux reprises sous contrôle français (de 1797 à 1799 et de 1807 à 1814).

Napoléon attachait une très grande importance à cette île. S’adressant au quartier-général à Milan, le 16 août 1979 il avait écrit que « Les îles de Corfou, de Zante et de Céphalonie sont plus intéressantes pour nous que toute l’Italie » et plus tard, s’adressant à Murat, roi de Naples, il écrivit : « Corfou est tellement importante pour moi, que sa perte porterait un coup funeste à mes projets. Souvenez-vous de ce mot : dans la situation actuelle de l’Europe, le plus grand malheur qui puisse m’arriver est la perte de Corfou ».

Les Français républicains à Corfou (1797-1799)

Napoléon Ier Bonaparte a déclaré la guerre à Venise le 3 mai 1797 et le 29 juin 1799, une force militaire française a débarqué à Corfou sous le commandement du général Antoine Gentili. Les insulaires ont accueilli les Français républicains avec enthousiasme. Le 5 juillet 1797, ils ont planté l'arbre de la liberté sur la grande esplanade de Corfou, brûlé le Livre d'Or de la noblesse vénitienne des Îles Ioniennes et le drapeau de Saint-Marc de Venise.

L'occupation des Îles Ioniennes par les Français républicains s'est accompagnée de réformes administratives majeures, les îles étant devenues des départements français, administrés par une commission départementale de 5 membres. Chaque département fut pourvu de municipalités élues, composées, à l’image du Directoire, de cinq membres, excepté la ville de Corfou qui élisait sept membres. Un commissaire français était nommé auprès de chaque administration départementale.

La contribution des Français républicains au développement de l’instruction et des Lettres à Corfou a été très importante, car à l'époque l’administration locale avait commencé à utiliser pour la première fois la langue grecque à la place de l’Italien pour la production de documents officiels, et c’est à Corfou qu’ont été établies une bibliothèque publique de 4.000 volumes et une imprimerie dans laquelle a été réédité le La Charte de Rigas Férraios, ainsi que le Thourios, un poème révolutionnaire inspiré des principes des Lumières et de l’esprit révolutionnaire de l’époque.

L'attitude de Corfou envers les Français républicains a changé lorsque les soldats français ont commencé à critiquer et s'opposer au sentiment religieux des insulaires et lorsque l'administration française a imposé une lourde taxe aux habitants afin de financer sa présence militaire sur l'île.

A la suite de la destruction de la flotte française à Aboukir (1798), la flotte russo-turque a réussi à occuper les Îles Ioniennes. Le siège de Corfou a duré 4 mois. Quand la défense de la petite île de Vidos, à une courte distance du port de Corfou, a été abolie par la flotte russo-turque le 1er mars 1789, les Français ont été forcés de demander une trêve. Le 4 mars, les gagnants et les vaincus ont signé l’acte de capitulation de l'île et le 5 mars, le drapeau russe a été hissé sur la vieille forteresse de Corfou.

Corfou sous l’Empire (1807-1814)

Par le traité de Tilsit de 1807, signé entre le tsar Alexandre Ier et l’empereur Napoléon, les Îles Ioniennes ont à nouveau été attachées à la France.

Cette nouvelle occupation a été suivie par des nouvelles réformes administratives, qui n’étaient pas, cependant, si radicales par rapport au régime instauré par les Russes. Certaines institutions politiques, comme le Sénat, ont été maintenues, mais leur pouvoir a été diminué.

Les loges maçonniques, placées sous l’obédience du Grand Orient de France, qui comprenaient des militaires Français et des autochtones, ont joué un rôle important dans l’implémentation du nouveau régime

Le premier commandant de Corfou, le général César Berthier, fut assez vite remplacé par le général François-Xavier Donzelot, dont la présence a laissé de très bons souvenirs aux Corfiotes. Aujourd’hui, plus de 200 ans après le départ des Français de Corfou, une rue longeant les murailles de Corfou porte encore son nom.

Tout en respectant les usages et les coutumes des autochtones, les Français ont continué l’effort en faveur de l’enseignement et l’utilisation du grec comme langue de rédaction des textes publics. L’acte le plus important dans ce domaine fut la fondation en 1808 de l’Académie Ionienne, une institution qui visait à l’encouragement des lettres, des sciences et de leurs applications pratiques, en organisant des enseignements et des cours pratiques. Cette académie disparut avec le départ des Français, mais l’idée ne disparaîtra pas. Une autre Académie, fondée en 1824 par Lord Guilford, sous le protectorat Anglais, a offert des cours universitaires de diverses disciplines jusqu’en 1864.

L’aménagement de l’Esplanade, qui constitue la grande place de la ville de Corfou, séparant l’ancienne forteresse de la vielle ville, est un important vestige de la période impériale. Il en va de même pour la célèbre voie du Liston, ensemble de bâtiments à la marge et au devant du front de la vielle ville. Celui-ci, avec son élégante colonnade est le principal témoignage architectural du passage français. La répétition rythmique de ses arcades reflète le style d'aménagement de la période napoléonienne, avec des répétitions uniformes semblables à celles de la rue de Rivoli.

Il est incontestable que la présence française à Corfou a laissé son empreinte historique. Malgré les évolutions survenues au cours des siècles qui ont suivi, la France, ses Lettres, son histoire, son inspiration, restent vivants.

images de la ville de Corfou centrale


Informations sur l’île et la ville de Corfou

Sites à consulter avant de venir à Corfou

  • Informations sur Corfou (site de la Municipalité de Corfou centrale et des îles Diapontiques, en anglais)
  • La vielle ville de Corfou inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco (https://whc.unesco.org/fr/list/978/ )
  • L’Université ionienne (https://ionio.gr/en/)
  • La Société de Lecture de Corfou (http://www.anagnostiki-etairia-kerkyras.eu/index.asp?lng=en0)
  • La Société Philharmonique de Corfou (https://www.fek.gr/)
  • L’Association Albert Cohen Corfou (https://www.albertcohen.gr/fr/)
     

Sites d’intérêt et musées

Corfou présente un grand intérêt culturel grâce à son passé historique et les vestiges ou coutumes qui nous le rappelle, mais aussi écologique grâce à ses caractéristiques climatiques et géomorphologiques uniques et sa flore sublime.

La ville vénitienne est bien sure le « cœur » de Corfou qui attire l’intérêt de chaque visiteur avec ses deux forteresses, son caractère vénitien, les belles petites ruelles pavées, ses musées, son grand nombre de vieilles églises et les bâtiments de la période française et anglaise. Mais les alentours et la campagne ne sont pas dépourvus de charme non plus.

Pas très loin du centre ville vous pouvez découvrir la fameuse presque-île qui s’appelle Kanoni (= canon), où  même Palaiopoli (= la ville ancienne), et c’est là où on peut découvrir les ruines de l’importante ville ancienne, la fameuse Corcyre, instituée le 8ème siècle av. J.C.. Près de l’acropole d’autrefois se trouve maintenant le palais Mon Repos, résidence d’été des Hauts-Commissaires Anglais, dans lequel, plus tard, (1921) le Prince Philip, Duc d’Édimbourg, est né. Depuis une colline de la même presque-île on peut admirer l’île de Pondikonissi et le monastère dédié à la Vierge Vlachéréna, sûrement le cadre romantique le plus caractéristique de Corfou.

Un peu plus vers le sud, sur une autre colline pleine de végétation domine un autre palais, le palais Achilleion, résidence d’été ou plutôt « refuge » de Sissi, impératrice d’Autriche, plus tard acheté et utilisé pour une brève période par le Kaiser Guillaume II.

Pour les admirateurs des constructions défensives du moyen âge, trois forts byzantins se trouvent sur l’ile, à trois points stratégiques (Nord-ouest, Nord-est, Sud) pour prévenir et défendre les apports de l’île le plus effectivement possible pendant ces époques brutales. Les forts d’ Angelokastro (=des anges), de Cassiopi et de Gardiki.

Au point de vue écologique, les trois lagunes de Corfou (Chalikiopoulou au centre, Antinioti au Nord, Korission au Sud) ne vont pas vous décevoir : Faisant partie du réseau européen Natura 2000 comme biotopes très importants, elles attirent chaque année un grand nombre d’oiseaux migrateurs, parmi lesquels les charmants flamants roses. Un réseau de chemins permet à nos visiteurs de connaître l’île et ses charmes naturels à pied. Et si vos pas vous conduisent au mont Pantocrator, n’hésitez pas de monter jusqu’au sommet, point culminant de l’île (914m) et depuis la cour du monastère byzantin d’admirer l’ensemble de l’île de Corfou, les îles Diapontiques (Othoni, Erikoussa et Mathraki) ainsi que les côtes du continent grec et de l’Albanie.

Villages traditionnels pittoresques, côtes rocheuses et escarpées, plages et belles petites criques entourées d’une végétation  luxuriante et oliviers plus que centenaires complètent la scène.

 

Pour approfondir :

  • Le Musée archéologique de Corfou (https://amcorfu.gr/en-us/)
  • Le Musée d’art asiatique de Corfou (http://www.matk.gr/en/ )
  • Le Musée byzantin de Corfou (http://www.antivouniotissamuseum.gr/en/)
  • La collection byzantine dans la Vieille Forteresse de Corfou (http://odysseus.culture.gr/h/1/eh155.jsp?obj_id=3336)
  • Le Palais Mon Repos (http://odysseus.culture.gr/h/1/eh155.jsp?obj_id=3463)
  • Le Palais Achilleion (http://www.achillion-corfu.gr/default_en.html)
  • Le Musée Dionysios Solomos (https://eksmouseiosolomou.gr)
  • Le Musée Ioannis Capodistrias (https://capodistriasmuseum.com/en/)
  • Le Musée de la musique de Corfou (https://www.fek.gr/home-museum/home)
  • Le Musée de l’Université Ionienne (https://museum.ionio.gr/en/)
  • Le Musée Serbe de Corfou (https://www.corfu.gr/web/guest/visitor/sights/museums/serviko)
  • Le Musée Casa Parlante (http://casaparlante.gr/?lang=fr)
  • Le Musée des billets de la Banque Ionienne (https://www.corfu.gr/web/guest/visitor/sights/museums/xartonomismata)
  • La Pinacothèque Nationale, département de Corfou (http://www.nationalgallery.gr/en/annexes/annex/corfu.html)
  • La Pinacothèque Municipale de Corfou (http://artcorfu.gr/en/)
  • Galerie des arts de Corfou (http://en.corfuartgallery.com)
  • Le Musée de la vie scolaire de Corfou, village Skripero (https://www.facebook.com/schmuseumkerk/)
  • Le Musée folklorique du village Sinarades (http://laografikomouseiosinaradon.blogspot.com)
  • Le Musée folklorique du village Acharavi (http://www.museum-acharavi.com/2013/12/musee-folklorique-dacharavi-francais.html)
  • Le Musée de l’olive du village Kinopiastes
  • Le Musée de la vie rurale-artisanale du village Kato-Garouna
     

Des traces françaises et francophones à Corfou...

  • Les « quadrilles », danse traditionnelle de l’île, dont les commandements sont maintenus en français
  • Le plat « poulet Marengo », en commémoration de la victoire historique de Napoléon lors de la fameuse bataille, exemple des influences gastronomiques françaises
  • La « pétanque », jeu auquel s’adonnent encore passionnément les Corfiotes dans le Parc de Garitsa
  • Participation de Corfou depuis plusieurs années aux « Marathons de lecture pour la francophonie », organisés un peu partout en Grèce, à l’occasion de la Journée mondiale de la francophonie. Une centaine de lectrices et de lecteurs lisent pendant près de 6 heures des extraits d’une œuvre de la littérature francophone.
     

Services consulaires honoraires à Corfou des pays francophones

Consulat honoraire de France
Florent-Heraclès Kavadas
tel : +30 69 45 23 33 38
courriel : fkavadas@hotmail.com

Consulat honoraire de Belgique
Els de Lobel
tel : +30 6947 202 981
courriel : consubel.cor@gmail.com

Consulat honoraire de la Swisse
Carole Kasfiki
tel:  +30 266 105 6798
courriel : korfu@honrep.ch

Office du Tourisme Hellénique
Rizospaston Voulefton Ioniou Voulis 7
Τel. +30 2661037638
Corfou

Contact :

Michel Politis

Municipalité de Corfou centrale et des îles Diapontiques

Professeur

Université ionienne

Corfou (Grèce)

michel.politis@gmail.com